PONT DES SOUPIRS POURPRES: by Gilles-Marie Chenot

D’anonymes formes floues s’enlacent dans la tendresse du pont d’un souffle clair et limpide. D’immobiles sarments de cachemire pourpre enrubannent des ébats incolores, spiralant des ellipses de chaleur oxydée, redéfinissant les contours de galaxies encrées dans le serein. Une aurore humide perle sur le contour des lèvres du temps, des monceaux de caresses ourlent les abords de l’infini, la ruralité nomade dévergonde les urbanités mercantiles. Corolle qui s’épanouit en fleur d’obsidienne dévitrifiée, une orchidée soupirante émerge de la poussière, ébroue son cristal de fraîcheur dans une inondation de pollen souverain et entonne son chant de murmure insomniaque pendant que l’amour formule une nouvelle fois la recette intangible du plaisir.

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BRIDGE OF PURPLE SIGHS
Anonymous fluid forms entwine within the tender bridge of a crystal clear sigh. Still vines of purple cashmere beribbon the colorless rhythms, ellipses of oxidized heat spiral, redefining the contours of inky galaxies within the serenity. A humid dawn pearls on the curve of time’s lips, mounds of caresses hem the edge of infinity, nomadic rurality debauches mercantile urbanity. Corollas spread out in flowering of obsidian un-glassed, a sighing orchid emerges from the dust, shakes off crystal freshness in an inundation of sovereign pollen and bursts into her murmuring insomniac song while love formulates once again the intangible recipe of pleasure.

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